Auteur·e·s

Matthieu Charle est anthropologue, spécialiste des populations autochtones d’Amérique du Nord. Ses recherches actuelles portent sur les liens intergénérationnels et la transmission des savoirs tradtionnels.

Aux éditions Dépaysage, dans la collection « L’entaille d’Orphée », il a publié Coeur d’Alene : ethnohistoire d’une communauté indienne d’Amérique du Nord, préfacé par Emmanuel Désveaux.

Spécialiste des perceptions et des représentations du milieu naturel ainsi que des rapports de l’humain à l’animal, Sergio Dalla Bernardina est professeur d’ethnologie à l’université de Bretagne-Occidentale. Directeur du LACI au sein de l’Institut interdisciplinaire d’anthropologie du contemporain, il dirige à l’EHESS le séminaire « De l’humain animalisé au vivant humanisé ».

Aux éditions Dépaysage, dans la collection « Sous l’écorce », il a publié Faut qu’ça saigne ! Écologie, religion et sacrifice.

Ex-directeur scientifique du musée du quai Branly, Emmanuel Désveaux est spécialiste des mondes amérindiens.Il est directeur d’études à l’EHESS, titulaire de la chaire d’anthropologie néostructurale.

Aux éditions Dépaysage, dans la collection « L’entaille d’Orphée », il a préfacé l’ouvrage de Matthieu Charle, Coeur d’Alene : ethnohistoire d’une communauté indienne d’Amérique du Nord.

Anthropologue, spécialiste des questions de parenté en contexte migratoire, Frédérique Fogel a notamment enquêté en Nubie égyptienne et en région parisienne. Membre du Réseau éducation sans frontières, elle est directrice de recherche au CNRS.

Aux éditions Dépaysage, dans la collection « Sous l’écorce », elle a publié Parenté sans papiers, préfacé par François Héran.

Spécialiste des sociétés d’Océanie, Maurice Godelier est un l’un des principaux chefs de file de l’anthropologie française. Chef de travaux à l’EHESS auprès de Fernand Braudel puis maître-assistant de Claude Lévi-Strauss, il fut, de 1982 à 1986, directeur scientifique au CNRS, responsable du département des sciences de l’Homme et de la société.
Directeur d’études émérite de l’EHESS, il a reçu en 1990 le prix international Alexander von Humboldt en sciences sociales et, en 2001, la médaille d’or du CNRS pour l’ensemble de son œuvre. On lui doit de nombreux livres importants dans le domaine de l’anthropologie, tels La production des grands hommes (1982), L’idéel et le matériel (1984), L’énigme du don (1996), Métamorphoses de la parenté (2004) et Au fondement des sociétés humaines (2007).

Soutien actif des éditions Dépaysage depuis le début du projet, il a rédigé l’adresse à la lectrice et au lecteur qu’on retrouve au début de chaque ouvrage des collections « L’entaille d’Orphée » et « Sous l’écorce ». Il a également préfacé l’ouvrage d’Anne-Sylvie Malbrancke, Rituels du monde : carnet de tournage.

Professeure de littérature et de traductologie, Valerie Henitiuk est vice-présidente aux affaires académiques et doyenne de l’Université Concordia à Edmonton, au Canada. Ses recherches portent principalement sur la traduction, la littérature mondiale, la littérature japonaise ainsi que les écrits de femmes.

Aux éditions Dépaysage, dans la collection « Talismans », avec la collaboration de Marc-Antoine Mahieu, elle a établi le texte de Kamik, chasseur au harpon et l’a traduit.

Ancien directeur de l’INED, François Héran a été élu professeur au Collège de France en juin 2017. Il y dirige la chaire Migrations et sociétés tout en dirigeant l’Institut Convergences Migrations.

Aux éditions Dépaysage, dans la collection « Sous l’écorce », il a préfacé l’ouvrage de Frédérique Fogel, Parenté sans papiers.

Issu de la communauté innue de Mashteuiatsh, établie sur la rive ouest du lac Saint-Jean au Québec, Michel Jean est journaliste d’enquête et chef d’antenne à TVA, un réseau de télévision canadien francophone. Il a publié une dizaine de livres, tous salués par la critique outre-Atlantique.

Aux éditions Dépaysage, dans la collection « Talismans », il a dirigé et contribué à Amun, un recueil de nouvelles écrites par des auteur·e·s autochtones du Québec et il a publié Kukum, finaliste du Prix Jacques Lacarrière, lauréat du Prix littéraire France-Québec 2020 et du Prix VLEEL 2020. Son nouveau roman, Maikan, paraîtra dans la même collection le 25 juin prochain.

Ancien élève de l’École normale supérieure, agrégé de philosophie et docteur en sciences du langage, Marc-Antoine Mahieu enseigne l’inuktitut et la linguistique inuite à l’Inalco. Membre du Laboratoire « Langues et civilisations à tradition orale » du CNRS, ses travaux portent sur les langues de la région circumarctique, en particulier l’inuktitut du Nunavik (Arctique québécois). Professeur associé au département d’anthropologie de l’Université Laval à Québec, il travaille avec la commission scolaire du Nunavik afin de développer un curriculum de grammaire inuite à l’école.

Aux éditions Dépaysage, dans la collection « Talismans », avec la collaboration de Valerie Henitiuk, il a établi le texte de Kamik, chasseur au harpon et l’a traduit.

Normalienne, Anne-Sylvie Malbrancke se lance, en 2009, sur les traces du célèbre anthropologue Maurice Godelier. Elle part s’installer chez les Baruya, petite tribu des Hautes-Terres de Papouasie-Nouvelle-Guinée, où elle vit un an sans eau, sans électricité, ni moyen de communication fiable avec l’extérieur, partageant au quotidien leur labeur, leurs joies et leurs peines. Le doctorat en poche, elle bifurque vers le film documentaire. Après trois années de travail, la série Rituels du monde voit le jour, sur Arte, en 2020 : quinze épisodes qui nous montrent, au sein de communautés proches ou lointaines, la diversité des façons de célébrer la vie et la mort.

Aux éditions Dépaysage, dans la collection « Sous l’écorce », elle a publié Rituels du monde : carnet de tournage, préfacé par Maurice Godelier.

Markoosie Patsauq (1941-2020) est un écrivain inuit du Canada, né dans la toundra près d’Inukjuak dans le Nunavik (Nord-du-Québec) au sein d’une famille semi-nomade, à une époque où le mode de vie traditionnel est encore possible. Il devient pilote d’avion, se fait connaître dans le monde entier par ses textes de fiction et ses autres écrits, puis joue un rôle politique en tant que leader communautaire.

Aux éditions Dépaysage, dans la collection « Talismans », a paru Kamik, chasseur au harpon, le 15 janvier 2021, à titre posthume.

Patrick Pérez (1962-2019) a enseigné l’anthropologie de l’architecture et du paysage à l’École nationale supérieure d’architecture de Toulouse pendant vingt-cinq ans. Ses recherches, toujours étroitement associées à son activité d’enseignant, visaient à construire une anthropologie de l’habitat, entendu comme l’ensemble des « productions architecturales et paysagères » permettant aux humains d’aménager et d’ordonner leur milieu de vie. Ses travaux s’appuient à la fois sur une vaste érudition et sur les enquêtes de terrain qu’il a menées dans le monde amérindien. Son cours sur l’anthropologie de l’espace a profondément marqué des générations d’étudiant·e·s en architecture à qui il offrait un regard sur les « espaces d’ailleurs ».

Aux éditions Dépaysage, dans la collection « L’entaille d’Orphée », est paru Habiter le monde. Espaces, paysages et architectures chez les Hopi d’Arizona et les Lacandon du Chiapas, le 30 avril, à titre posthume.